Tous les hérétiques interprètent la révélation hors de l’Église – faux magistère des hérétiques

Sommaire

  • Tous les hérétiques comprennent la révélation divine en dehors de l’Église et interprètent les Écritures en dehors de la Tradition de l’Église
    • Les philosophes détournent de la vérité de la foi et trompent
    • Tous les hérétiques avant le protestantisme sont des figures des hérétiques protestants
    • 4 exemples d’interprétation privée erronée sur des enseignements de pères ou de l’Écriture avec saint Thomas
  • Foi divine et catholique
  • Faux Magistère ordinaire des hérétiques
    • Hérésie semi pélagienne de faux magistère ordinaire
  • Le Magistère est exempt d’erreur
  • Tous hérétiques interprètent le Magistère et comprennent la règle de la foi de l’Église en dehors de l’Église
    • La discipline universelle de l’Église applique la loi divine par l’Église, dans l’Église, pour l’Église
  • Principales vérités de la foi

 

Matthieu 18, 17 : «Et s’il n’écoute point l’Église [comme l’hérétique, schismatique, apostat] qu’il te soit comme un païen et un publicain» – Magistère : Pie XII Mystici corporis

Jean 3, 5 : «Si quelqu’un ne renait de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu» – Magistère : Pape Paul III Trente 6e sess.

Éphésiens 4, 5-6 : «Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous…» –  Magistère : Pape Grégoire XVI Mirari vos ; Pape Léon XIII Satis cognitum

Hébreux 11, 6 : «Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu» – Magistère : Pape Paul III Trente 5e sess.

Tite 3, 10 : «Évite [Romps avec] un homme hérétique, après une première et une seconde admonition, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement» – Magistère : Pape Vigile Constantinople II

Pape Grégoire XVI, Inter praecipuas, 8 mai 1844 : « Aussi est-il bien établi pour vous que, dès les premiers âges du christianisme, le propre des hérétiques fut de répudier la parole de Dieu transmise par la tradition, et de rejeter l’autorité de l’Église catholique, pour lacérer de leur main les Écritures, ou en corrompre le sens par leur interprétation ».

Concile Vatican I session 3, chap. 3, 1870, ex cathedra : «On doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Concile Vatican I session 3, chap. 2, 1870, ex cathedra : «Il n’est permis à personne d’interpréter l’Écriture contrairement au véritable sens que tient l’Église ni au consentement unanime des pères». 

Concile Vatican I session 4, chap. 4, 1870, ex cathedra : «Le pontife romain parle ex cathedra, lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, une doctrine en matière de foi ou de morale qui doit être tenue par toute l’Église jouit de l’infaillibilité».

2 Jean 1, 10-11 : «Si quelqu’un vient à vous et n’apporte point cette doctrine [Tradition de l’Église], ne le recevez pas dans votre maison, ne lui dites pas même salut. Car celui qui lui dit salut [Dieu vous bénisse] communique à ses œuvres mauvaises» – Magistère : Pape Pie XI Mortalium animos 9

 

Tous les hérétiques comprennent la révélation divine en dehors de l’Église et interprètent les Écritures en dehors de la Tradition de l’Église

L’Église catholique est d’institution divine la gardienne du dépôt de la foi et elle seule a l’autorité d’enseignement. Tout ce que l’Église catholique enseigne comme faisant partie de la révélation est Son Magistère infaillible.

Les philosophes détournent de la vérité de la foi et trompent

Colossiens 2, 8-9 : «Prenez garde que personne ne vous séduise par la philosophie, par des raisonnements vains et trompeurs, selon la tradition des hommes, selon les éléments du monde, et non selon le Christ ; car en lui toute la plénitude de la divinité habite corporellement…».

Pape Léon X, Concile de Latran V (Décrets 605 606) : La philosophie ne peut s’écarter de la Foi Catholique.

Saint Justin martyr, père de l’Église, 1ère apologie, vers 150, n°4 : «[8] Il y en qui se parent du nom et du manteau de philosophe, et dont la conduite ne répond pas à cette prétention, et vous n’ignorez pas que les anciens qui ont eu les opinions et les principes les plus opposés sont tous compris sous cette unique dénomination de philosophes. [9] Certains d’entre eux enseignèrent l’athéisme ; les poètes viennent et racontent les impuretés de Zeus et de ses enfants : et vous n’imposez pas silence à ceux qui exposent ces enseignements : vous accordez des récompenses et des honneurs à ceux qui débitent avec art des outrages à la divinité».

Commentaire Père de Carrières, 1750, Col. 2, 8-9 : «[8] Prenez garde que personne ne vous surprenne, et ne vous ravisse votre foi, par la Philosophie, et par des raisonnements vains et trompeurs, qui ne sont fondés que sur les traditions des hommes, et sur les principes d’une science mondaine, et non sur la doctrine de Jésus-Christ, auquel seul nous devons nous attacher, et de qui seul nous devons attendre toute lumière, notre justice et notre sainteté. [9] Car c’est en lui que la plénitude de la divinité habite, non seulement par son opération, ou par quelque effusion de grâces, mais corporellement, et selon toute sa substance : c’est lui qui est la source de toutes grâces, de toutes connaissances et de toutes lumières».

Saint Justin s’adressait aux autorités de Rome. Aujourd’hui, la Rome redevenue païenne ne tue pas physiquement les chrétiens par la persécution et les martyrs, mais spirituellement par l’apostasie. Les philosophes sont toujours les mêmes antichrists et apostats et hérétiques parés du nom et du manteau de philosophe, qui sont honorés par le monde.

Tous les hérétiques avant le protestantisme sont des figures des hérétiques protestants

Tous les hérétiques se font leur propre interprétation humaine de Dieu, de sa révélation et de sa création. Les anciens philosophes hérétiques ont toujours été ceux qui ont falsifié la compréhension de la loi naturelle et la vérité sur Dieu par leur propre interprétation erronée. Les hérétiques juifs se sont de même fait leur propre interprétation fausse de l’Écriture et se sont fabriqués leur propre foi en dehors de l’Esprit de Dieu. Les premiers hérétiques des temps apostoliques ont toujours été ceux qui falsifiaient la compréhension de l’Écriture et/ou des vérités révélées par leurs propres interprétations privées, comme le montre Tertullien ci-dessous :

Tertullien (2ème siècle), De praescriptionibus haereticus, XXXVIII, Les hérétiques altèrent les Écritures : « 1. Là où l’on trouve divergence de doctrine, il faut donc supposer que les Écritures et les interprétations ont été falsifiées. 2. Ceux qui voulaient changer l’enseignement ont dû nécessairement disposer autrement les instruments de la doctrine. 3. Ils n’auraient pu donner un autre enseignement sans changer aussi les moyens d’enseignement. Et de même que la falsification de la doctrine n’aurait pu leur réussir sans la falsification des « instruments » de la doctrine, de même, nous, nous n’aurions pu arriver à maintenir l’intégrité de la doctrine sans l’intégrité des moyens qui permettent de l’enseigner [1]. 4. Qu’y a-t-il en effet qui nous soit contraire, dans nos Écritures ? Qu’y avons-nous introduit de notre cru, pour corriger, soit par suppression, soit par addition, soit par altération, tel passage trouvé dans ces livres, mais contraire à nos propres vues ? 5. Ce que nous sommes, les Écritures le sont depuis leur origine. Nous procédons d’elles, « avant qu’il n’y eût rien qui fut différent de nous ; qu’y avait-il en effet, avant qu’elles n’eussent été interpolées par vous » ? 6. Mais toute interpolation devant être jugée postérieure, puisqu’elle vient naturellement d’un motif de rivalité et que la rivalité ne peut être antérieure à ce qu’elle jalouse ni de la même maison, un homme sensé ne pourra donc croire que ce soit nous qui, venus d’elles les premiers, y ayons porté une plume falsificatrice, et non pas plutôt ceux qui sont venus ensuite et qui en sont les ennemis. 7. L’un a de sa main falsifié le texte ; l’autre le sens, par son mode d’interprétation. 8. Valentin a beau paraître garder intégralement l’Écriture, il n’est pas moins perfide que Marcion qui a matériellement attenté à la vérité. 9. Marcion, en effet, s’est servi ouvertement et publiquement non de la plume, mais du fer, et il a massacré les Écritures pour les adapter à son système. 10. Valentin les a épargnées, mais c’est qu’il accommodait, je ne dis pas les Écritures à son système, mais son système aux Écritures ; et cependant il a plus retranché, plus ajouté (que Marcion) en ôtant à chaque mot son sens propre, et en y ajoutant ses combinaisons d’êtres fantastiques ».

[1] L’intégrité des moyens qui permettent de l’enseigner sont le Magistère et la Tradition de l’Église qui sont les deux sources de la Révélation divine : C’est la règle de la foi divine etcatholique (c-à-d qui a pour objet la Révélation et selon la règle de l’Église).

Concile du Vatican, 3ème sess., chap. 3, 1870 ex cathedra : «…on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

La Révélation divine est la Vérité de Jésus-Christ : 1) La Vérité de Jésus-Christ écrite : c’est la sainte Écriture ; 2) La Vérité de Jésus-Christ est comprise uniquement comme l’Église la comprend, car l’Église est la gardienne du dépôt de la foi apostolique : c’est le Magistère ; 3) La Vérité de Jésus-Christ non-écrite et transmise oralement : c’est la Tradition de l’Église ou la foi de tous temps crue par tous.

L’interprétation privée des Écritures en dehors de la règle de la foi catholique a toujours été le fondement des premières hérésies contre l’Église dès le temps des apôtres et était déjà le protestantisme sans le nom des premiers siècles.

Origène, traité 29 sur S. Matth. : « Ou bien, toutes les fois que les hérétiques citent à l’appui de leurs erreurs des écritures apocryphes et qui ne sont pas reçues dans l’Église, ils semblent dire : «Voici que la parole de vérité est dans la solitude», tandis que lorsqu’ils s’appuient sur les Écritures canoniques, admises par tous les chrétiens, ils paraissent dire : «Voici que la parole de vérité est dans vos demeures». Mais ces promesses ne doivent pas nous faire sortir des premières traditions reçues dans l’Église. Peut-être encore le Seigneur veut-il nous prémunir contre ceux dont la doctrine est tout à fait étrangère à l’Écriture par ces paroles : «Si l’on vous dit : Le voici dans la solitude», ne sortez pas de la règle de la foi ; contre ceux qui se couvrent en apparence de l’autorité des Écritures par ces autres : «Si l’on vous dit : Le voici dans le lieu le plus retiré, ne le croyez pas ». (Catena aurea, St Thomas, Matt. 24, 23-28)

La Parole de Dieu doit être écoutée : 1° dans l’Église, c-à-d dans le Magistère ; 2° dans l’esprit de l’Église, c-à-d dans la Tradition ; 3° dans la foi de l’Église, c-à-d dans la foi divine (ayant pour objet la révélation) et catholique (dans la règle de l’Église).

St Maxime, père de l’Église, sur Luc 8, 16 : «Ou bien encore, c’est lui-même que le Seigneur veut désigner par cette lampe qui brille aux yeux des habitants de la maison, c’est-à-dire, du monde, puisqu’il est Dieu par nature, et qu’il s’est fait chair par une économie toute divine, et c’est ainsi que, semblable à la lumière d’une lampe, il est retenu par l’intermédiaire de son âme dans la terre de sa chair, comme la lumière est retenue par la mèche dans le vase de terre d’une lampe. Le chandelier, c’est l’Église, sur laquelle la parole divine brille de tout son éclat, et la remplit comme une maison des rayons de la vérité. Or il compare le culte matériel de la loi à un vase ou à un lit sous lequel il ne veut point rester caché». (St Thomas, Catena Aurea, Lc 8, 16)

La Parole divine ne brille et n’éclaire que par l’Église. Même si quelqu’un pouvait recevoir la grâce à travers une parole de Dieu dite par un hérétique, c’est par la parole divine qui ne brille que sur l’Église et ne remplit que l’Église qu’il serait éclairé, et non pas par l’instrument hérétique coupé et mort.

Saint Bède, père de l’Église, sur Lc 8, 18 : «Le Seigneur nous presse avec instance d’écouter la divine parole, afin que nous puissions la ruminer continuellement dans notre cœur, et la donner en nourriture aux autres : « Prenez donc garde comme vous écoutez, car on donnera à celui qui a », etc. Comme s’il disait : Appliquez-vous à écouter cette divine parole avec toute l’attention possible, car celui qui aime cette parole, recevra l’intelligence pour comprendre ce qu’il aime, mais pour celui qui n’a point l’amour de cette divine parole, eût-il d’ailleurs du génie, et fût-il versé dans la connaissance des lettres, jamais il ne goûtera la douceur et la joie de la sagesse. Souvent, en effet, celui qui est atteint de paresse spirituelle, reçoit le don de l’Esprit, pour rendre ainsi sa négligence plus coupable, parce qu’il dédaigne de savoir ce qu’il aurait pu apprendre sans aucun travail. Quelquefois au contraire, celui qui est zélé pour s’instruire, souffre de la lenteur de son intelligence, afin de recevoir une récompense d’autant plus grande, qu’il a travaillé avec plus d’efforts pour apprendre ». (St Thomas, Catena Aurea, Lc 8, 18)

Saint Bède, ci-dessus enseigne que celui qui aime la Parole divine recevra l’intelligence pour la comprendre. L’intelligence pour comprendre ne se trouve que dans l’Église et non pas hors de l’Église, comme cela a déjà été dit plus haut, c’est-à-dire dans le Magistère, dans la Tradition, et dans la foi de l’Église gardienne du dépôt de la foi et de la révélation.

4 exemples d’interprétation privée erronée sur des enseignements de pères ou de l’Écriture avec saint Thomas 

Premier exemple

Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 9, art. 1 : « 1. Il semble que Dieu ne soit pas absolument immuable. Car tout ce qui se meut est immuable sous un rapport. Or saint Augustin (sup. Gen. Ad litt. lib. VIII, cap. 20) : l’Esprit créateur se meut, bien que ce ne soit ni dans le temps, ni dans le lieu. Donc Dieu est muable de quelque manière. 2. Il est écrit de la sagesse (Sap., VII, 24) qu’elle est plus variable que tout ce qui est changeant. Or, Dieu est la sagesse elle-même. Donc Dieu n’est pas immuable. 3. S’approcher et s’éloigner indiquent un mouvement. Or, il est dit dans l’Écriture (Jac. IV, 8) : Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Donc Dieu n’est pas immuable.

« Mais c’est le contraire. Car il est dit (Mal. III, 6) : Je suis Dieu et je ne change point. …

« Il faut répondre au premier argument, que saint Augustin s’exprime dans ce passage à la manière de Platon, qui disait que le premier moteur se mouvait lui-même, comprenant par le mot mouvement toute espèce d’opération. Ainsi comprendre, vouloir, aimer, sont appelés dans la langue des platoniciens des mouvements. Par là même que Dieu se comprend et s’aime, on peut dire dans ce sens s’il se meut. Mais cela ne signifie pas qu’il y a en lui mouvement et changement dans le sens que nous l’entendons ici, ce qui n’est possible que dans un être existant de quelque manière en puissance.

« Il faut répondre au second, qu’on dit que la sagesse est changeante en raison de sa ressemblance qui est très variable. Ainsi elle s’imprime jusqu’au dernier des êtres, puisque rien ne peut exister qu’il ne procède de la divine sagesse et n’en reproduise une image quelconque. Elle est le premier principe de toutes choses, elle en est la cause efficiente et formelle, et tout doit lui ressembler comme l’œuvre ressemble à la pensée de l’artisan qui l’a conçue et exécutée. Or, cette ressemblance de la divine sagesse s’étendant graduellement des créatures supérieures qui y participent le plus largement, aux créatures inférieures qui y participent le moins, il y a dans cette diffusion une sorte de progression qui ressemble au mouvement de la lumière qui s’échappe du soleil et traverse l’espace pour arriver à la terre. C’est de cette manière que saint Denis comprend que toute émanation de la divine splendeur nous vient de Dieu le père des lumières (De cæl. Hier. Ch. 4).

« Il faut répondre au troisième, que l’Écriture emploie ces expressions dans un sens métaphorique. Comme on dit que le soleil entre dans une maison ou qu’il en sort pour exprimer la direction de ses rayons, de même on dit que Dieu se rapproche de nous ou qu’il s’en éloigne, suivant que nous recevons ses faveurs ou que nous en sommes privés ».

Deuxième exemple 

Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 12, art. 1 : « 1. Il semble qu’aucune intelligence créée ne peut voir Dieu dans son essence. Car saint Chrysostome, expliquant ces paroles de saint Jean (Hom. XIV) : Personne n’a jamais vu Dieu, dit que non seulement les prophètes, mais les anges et les archanges n’ont pas vu ce qu’est Dieu. … Mais c’est le contraire … Il faut répondre au premier argument que saint Chrysostome … parle non de la simple vue de Dieu mais de sa compréhensibilité. … Et saint Chrysostome ajoute : Il s’agit ici d’une vision qui aurait pour objet de comprendre le Père tel que le Père comprend le Fils ».

Troisième exemple 

Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 12, art. 2 : « 1. Il semble que l’intellect créé voie l’essence de Dieu par des images ou des ressemblances. Car il est dit dans saint Jean (I Jean III, 2) : nous savons que quand il se montrera, nous serons semblables à lui et nous le verrons tel qu’il est. 2. Saint Augustin dit (De Trin. Lib. IX, cap. 11) : Quand nous connaissons Dieu, il se forme de lui en nous une ressemblance. … Mais c’est le contraire … Il faut répondre au premier argument que saint Jean parle de la ressemblance que la lumière de la gloire imprimera en nous. Il faut répondre au second que saint Augustin ne parle dans ce passage que de la connaissance de Dieu, telle que nous l’avons sur cette terre ».

Quatrième exemple 

Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 12, art. 3 : « 1. Il semble qu’on puisse voir l’essence de Dieu des yeux du corps, car il est dit dans Job (Job XIX, 26 et XLII, 5) : Je verrai Dieu dans ma chair… je vous ai entendu de mes oreilles, et maintenant mon œil.  vous voit. Mais c’est le contraire… Il faut répondre au premier argument que quand Job dit : Je verrai dans ma chair Dieu mon Seigneur, cela ne signifie pas qu’il le verra des yeux de son corps, mais qu’il le verra après la résurrection, bien que son corps soit réuni à son âme. De même quand saint Paul dit : Maintenant mon œil vous voit, il entend parler de l’œil de l’esprit. C’est ainsi qu’il dit aux Éphésiens (Éph. I,17) : Que Dieu vous donne l’esprit de sagesse et de révélation pour le connaître de plus en plus, qu’il éclaire les yeux de votre cœur ».

Foi divine et catholique

Concile du Vatican, 3ème sess., chap. 3, 1870 ex cathedra (Magistère solennel) : «…on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Premier exemple d’Écriture à croire de foi divine et catholique : Tite 3, 10-11

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Deuxième exemple d’Écriture à croire de foi divine et catholique : II Jean 10

Pape Pie XI, Mortalium Animos, 1er juin 1928 (Magistère ordinaire infaillible) : « Personne sans doute n’ignore que saint Jean lui-même, l’Apôtre de la charité, que l’on a vu dans son Évangile, dévoiler les secrets du Cœur Sacré de Jésus et qui ne cessait d’inculquer dans l’esprit de ses fidèles le précepte nouveau : « Aimez-vous les uns les autres », interdisait de façon absolue tout rapport avec ceux qui ne professaient pas la doctrine du Christ entière et pure : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas » (II Jean 10). C’est pourquoi, puisque la charité a pour fondement la foi pure et sans tâche, c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ ».

Troisième exemple d’Écriture à croire de foi divine et catholique : Matthieu 18, 17

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : «… au sens plein de l’expressionseuls font partie des membres de l’Église ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, qui, d’autre part, ne se sont pas [excommuniés de fait par loi divine] pour leur malheur séparés de l’ensemble du Corps [excommuniés par loi ecclésiastique], ou n’en ont pas été retranchés pour des fautes très graves par l’autorité légitime. Tous, en effet, dit l’Apôtre, nous avons été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul Corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit hommes libres (I Cor. XII, 13). Par conséquent, comme dans l’assemblée véritable des fidèles il n’y a qu’un seul Corps, un seul Esprit, un seul Seigneur et un seul Baptême, ainsi ne peut-il y avoir qu’une seule foi (Cf. Eph. IV, 5) ; et celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (S. Matth. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin. … toute faute, même un péché grave, n’a pas de soi pour résultat – comme le schisme, l’hérésie ou l’apostasie – de séparer l’homme du Corps de l’Église».

Ces exemples montrent que l’Écriture canonique définie par le Magistère (La Vulgate) est infaillible, mais que son interprétation peut avoir un sens différent ou s’appliquer d’une manière différente de celle interprétée humainement. Le protestantisme du 16ème siècle n’est que la pleine manifestation de cette même hérésie d’interprétation humaine des Écritures qui a existé déjà au temps des Apôtres :

Jude 3 : «Mes bien-aimés, ayant toujours souhaité avec grande ardeur de vous écrire touchant le salut qui nous est commun, je m’y trouve maintenant obligé par nécessité, pour vous exhorter à combattre pour la Foi qui a été une fois laissée par tradition aux Saints».

Commentaire Abbé Calmet, saints et pères et exégètes Jude 3 : «Ayant toujours souhaité de vous écrire touchant le salut qui nous est commun, je m’y trouve maintenant obligé par nécessité, à cause des circonstances dangereuses où vous vous trouvez, exposés aux hérétiques, qui combattent la foi que vous avez reçue. Il en veut principalement aux Simoniens, aux Gnostiques, aux Nicolaïtes, et autres pestes de la Religion Chrétienne, qui corrompaient la doctrine des Apôtres, enseignant que la foi seule sans les œuvres, suffit pour le salut. Saint Pierre dans sa seconde épitre, avait déjà écrit contre les mêmes erreurs».

Comme on le voit ci-dessus, dès les temps apostoliques, la théologie protestante hérétique « une fois sauvé, toujours sauvé » était en vigueur (Voir : La Bible réfute le salut par la foi seule sans les œuvres, et par l’Écriture seule sans la Tradition). C’est la même ancienne et toujours actuelle hérésie prenant différentes formes (≈ 30 000 sectes protestantes, libéralisme, modernisme, vatican 2, etc.) : l’interprétation privée de la révélation divine (qui est la Vérité de Jésus-Christ) en dehors de la foi divine (révélation) et catholique (règle de l’Église), c’est-à-dire hors du Magistère et de la Tradition de l’Église. Autrement dit c’est la fabrication de sa propre foi ou une foi de l’homme, c’est-à-dire une religion de l’homme, fabriquée par l’homme. Ainsi, les gens lisent la bible et comprennent ce qu’ils veulent et comme ils le veulent ou plutôt comme cela les arrange, mais refusent de soumettre leur intelligence à Dieu, Son Christ et Son Église.

Jérémie 17, 5 : «Maudit l’homme qui se confie dans l’homme, qui se fait un bras de chair, et dont le cœur se retire du Seigneur».

Pape Célestin Ier (422-432), Concile d’Éphèse, Décrets 74 ex cathedra : Les hérétiques corrompent la véritable manifestation du Saint Esprit.

Pape Paul III, Concile de Trente, Session 4, 1546, ex cathedra (Magistère solennel infaillible) : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum], même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. Les contrevenants seront dénoncés par les Ordinaires et punis des peines prévues par le droit». (Décrets 664)

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes [religion de l’homme] plutôt qu’à Dieu ».

S’appuyer sur son propre jugement, en « refusant de réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ (II Corinth. 10, 5) », signifie refuser de se soumettre au Magistère : C’est ce refus qui rend hérétique quand il est obstiné.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « l’hérésie professe un dogme corrompu ».

Saint Polycarpe de Smyrne, père apostolique, Lettre aux Philippiens, VII, 1 : « celui qui détourne les dits du Seigneur selon ses propres désirs, et qui nie la résurrection et le jugement, est le premier-né de Satan ».

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L. V, Part 2 § 2 :  « … l’Église a été plantée comme un paradis dans le monde. « Tu mangeras donc du fruit de tous les arbres du paradis », dit l’Esprit de Dieu. Ce qui veut dire : Mange de toute Écriture du Seigneur, mais ne goûte pas à l’orgueil et n’ai nul contact avec la dissension des hérétiques. Car eux-mêmes avouent posséder la connaissance du bien et du mal, et ils lancent leurs pensées au-dessus du Dieu qui les a créés. Ils élèvent ainsi leurs pensées au delà de la mesure permise. C’est pourquoi l’Apôtre dit : « N’ayez pas des pensées plus élevées qu’il ne convient, mais que vos pensées soient empreintes de modération », de peur que, goûtant à leur gnose orgueilleuse, nous ne soyons expulsés du paradis de la vie. Il [le diable] dissimulait ainsi le mensonge sous le couvert de l’Écriture, ce que font précisément tous les hérétiques ».

La véritable Église catholique et apostolique considère en dehors d’Elle tous les hérétiques ou ceux qui ne pensent pas comme Elle, c’est-à-dire tous ceux qui ne pensent pas selon son esprit.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, « Cantate Domino », 1441 ex cathedra (Magistère solennel) : « Tous ceux qui pensent [sentientes] des choses opposées et [ou]contraires, la sainte Église romaine les condamne, les réprouve, les anathématise et les déclare étrangers [en dehors] au Corps du Christ qui est l’Église ».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8, 19 déc. 1513, Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée (Décrets 605) ex cathedra (Magistère solennel)  : «Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur, en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, seront totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Que personne donc… Si quelqu’un… ».  (Ench. Symb. 1441)

Le concile Latran V contient de nombreux décrets de loi ecclésiastique qui sont la discipline universelle de l’Église. La session 8 ci-dessus condamne infailliblement «tous ceux qui affirment que l’âme intellective est mortelle ou unique en tous les hommes ou qui sont dans le doute à ce sujet» et définit infailliblement «comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée» (Vatican I, Dei Filius ex cathedra (Ench. Symb. 1797 3017). Et ceux qui adhèrent à une telle erreur seront évités et punis par le processus judiciaire ecclésiastique (discipline universelle).

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 9 (Décrets 625) : «Et pour que les faux chrétiens, de même que ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, quelque soit leur État ou Nation, de même que les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ, pour qu’ils soient chassés de partout, en particulier de la curie romaine, et soient punis d’une juste remontrance [peine] … les constitutions et les décisions de cette sorte que Nous prenons maintenant concernent … la discipline ecclésiastique. … Si quelqu’un y contrevient par une audace téméraire, qu’il encoure par le fait même une peine d’excommunication déjà portée. Que personne donc… Si quelqu’un cependant…».

La session 9 ci-dessus est de loi ecclésiastique inviolable, sous peine d’excommunication automatique, c’est la discipline universelle de l’Église. Les hérétiques et ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie doivent être éliminés de l’Église par le processus judiciaire ecclésiastique.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « L’Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière et intacte]C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine ».

Tous les hérétiques se rejoignent dans le protestantisme (philosophes, gnostiques, naturalistes, modernistes, vatican 2, faux traditionalistes, faux sédévacantistes et autres  hérétiques même sédévacantistes, etc.) et procèdent toujours pareillement : interpréter selon leur propre pensée la Vérité de Dieu : Jésus-Christ (Jn 14, 6).

L’Église enseigne infailliblement que tout baptisé doit nécessairement obéir à l’Église pour en rester membre. Ceux qui n’obéissent pas à l’Église, en connaissance et obstinément, sont hors de l’Église et du salut de loi divine. Voici ce qu’enseigne le Magistère à ce sujet :

Matthieu 18, 17 : «s’il n’écoute point l’Église qu’il te soit un païen et un publicain».

Concile de Constance, (décrets 430), Articles de Jean Huss condamnés, 1415 ex cathedra : « 15. L’obéissance ecclésiastique est une obéissance inventée par les prêtres de l’Église, en dehors de l’autorité expresse de l’Écriture » – condamné

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : «Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le Magistère authentique. … ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes plutôt qu’à Dieu».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen [c-à-d non-catholique] et un publicain [c-à-d pécheur public] (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

 

Faux Magistère ordinaire des hérétiques

Le Magistère ordinaire est l’enseignement faisant partie de la Révélation.

Tout catholique doit croire tout ce que l’Église catholique enseigne comme divinement révélé par son Magistère ordinaire et universel.

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, 1870 : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Le Magistère ordinaire est constitué des vérités de foi ou vérité révélées ou faisant partie de la révélation ou enseignement universel et constant de l’Église ; Le consentement unanime des pères de l’Église fait partie du Magistère ordinaire et non l’inverse comme dans le faux magistère ordinaire hérétique où c’est le consentement unanime qui fait faussement le Magistère ordinaire, bien où c’est l’enseignement « commun » des théologiens qui fait faussement le magistère ordinaire, ou bien où les évêques en collège et en communion avec le pape sont faussement infaillibles, etc.

Le Magistère ordinaire est l’enseignement que l’Église répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé ou qui fait partie de la révélation ou est condamné contraire à la Révélation.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : « Toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ».

Pape Pie IX, Tuas libenter, 21 déc. 1863 : « …ce que le magistère ordinaire de toute l’Église répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi ».

Quand les papes reprennent un enseignement dogmatique, ou l’enseignement constant et universel de l’Église, ou disent par exemple que « l’Église a toujours enseigné… » ou « c’est une vérité révélée » ou « c’est l’unanimité des pères », ou « contraire à la révélation », etc., c’est le Magistère ordinaire de l’Église.

Exemples d’enseignements du Magistère ordinaire :

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 aout 1832 : «L’Apôtre nous en avertit : « Il n’y a qu’un Dieu, qu’une foi, qu’un baptême » (Ad Ephes. IV, 5) ; qu’ils tremblent donc ceux qui s’imaginent que toute religion conduit au port du salut ; qu’ils réfléchissent sérieusement sur le témoignage du Sauveur lui-même : « qu’ils sont contre le Christ dès lors qu’ils ne sont pas avec le Christ » (Lc XI, 23) ; qu’ils dissipent misérablement par là même qu’ils n’amassent point avec lui, et que par conséquent, « ils périront éternellement, sans aucun doute, s’ils ne gardent pas la foi catholique et s’ils ne la conservent entière et sans altération » (Symb. S. Athanas.)». [Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, Décrets 550-551]

Pape Grégoire XVI, 27 mai 1832 : « Enfin, certains de ces égarés tentent de se persuader à eux-mêmes ainsi qu’à d’autres, que les hommes ne sont pas sauvés uniquement dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle ». [Concile de Florence Décrets 578]

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert jure divino [de droit divin – par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient [*] pas comme elle sur n’importe quel point de sa doctrine». [* Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, Décret. 571]

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : « Telle a été toujours la coutume de l’Église [Tradition], appuyée par le jugement unanime des saints Pères [Magistère], lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église  quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi,  29-30, 29 juin 1943 : «Et tout d’abord, par la mort de notre Rédempteur, le Nouveau Testament a pris la place de l’ancienne loi qui avait été abolie … sur le gibet de sa mort, Jésus a fait l’annulation de la loi avec ses décrets [Eph. 2, 15] … instituant le Nouveau Testament dans son sang versé pour l’humanité tout entière. « À tel point, alors, dit saint Léon le Grand, en parlant de la croix de notre Seigneur, qu’il était opéré un transfert de la Loi à l’Évangile, de la Synagogue à l’Église, de nombreux sacrifices pour une victime, à quand notre Seigneur a expiré, ce voile mystique qui fermait la partie la plus interne du temple et son secret sacré se déchira violemment de haut en bas ». Sur la croix, l’ancienne loi est morte, qui sera bientôt enterrée et sera porteuse de mort …» [Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 4 févr. 1442, Décrets 575-576]

Ce qu’est le vrai Magistère ordinaire :

En plus des proclamations des papes faites depuis la Chaire de Pierre — les ex cathedra — un
catholique doit aussi croire ce qui est enseigné comme divinement révélé par l’Église catholique
dans son Magistère Ordinaire et Universel (Magistère = autorité enseignante de l’Église).

Pape Pie IX, Vatican I, Srss. 3, ch. 3, ex cathedra : « Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel ». [22]

L’enseignement du Magistère Ordinaire et Universel se compose des doctrines que les papes,
dans leur enseignement commun et universel, proposent de croire comme divinement révélées.
Par exemple, dans leur enseignement commun et universel, près de dix papes ont dénoncé le
concept hérétique de la liberté de conscience et de culte comme contraire à la révélation. Un
ca-tholique ne peut pas rejeter cet enseignement. Bien sûr, l’enseignement du Magistère
Ordinaire et Universel ne peut jamais contredire l’enseignement de la Chaire de Pierre (les
définitions dog-matiques), puisque les deux sont infaillibles. Donc, le Magistère Ordinaire et
Universel n’a pas vraiment besoin d’être pris en compte en ce qui concerne Hors de l’Église pas
de salut, parce que ce dogme a été défini depuis la Chaire de Pierre et que rien dans le
Magistère Ordinaire et Uni-versel ne peut contredire la Chaire de Pierre. Donc, faites
attention à ces hérétiques qui tentent de trouver des moyens pour nier l’enseignement
dogmatique de l’Église sur Hors de l’Église pas de salut, en disant que des déclarations
faillibles et non-magistérielles contredisant ce dogme font partie du « Magistère ordinaire et
universel ; » alors que non. C’est un stratagème malicieux employé par les hérétiques.

Mais, comme vous allez le voir, les citations suivantes de nombreux papes sont des réaffirmations du dogme Hors de l’Église pas de salut. Ces enseignements des papes font partie du Magistère Ordinaire et Universel — et sont par conséquent infaillibles — car ils réitèrent l’enseignement universel de la Chaire de saint Pierre sur le dogme catholique Hors de l’Église pas de salut.

Pape St Grégoire le Grand, Cit. Summo iugiter studio, 590-604 : « La sainte
Église universelle enseigne qu’il n’est pas possible d’adorer vraiment Dieu sauf en
elle, et affirme que tous ceux qui sont en dehors d’elle ne seront pas sauvés ».
[23]

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 déc. 1208 : « Nous croyons de notre cœur et
confessons de notre bouche une seule Église, non celle des hérétiques, mais la sainte
Église romaine, catholique, apostolique, en dehors de laquelle nous croyons que personne n’est sauvé ».
[24]

Pape Clément VI, Super quibusdam, 20 sep. 1351 : « Nous demandons si vous
croyez, toi et les Arméniens qui t’obéissent, qu’aucun homme dans la condition de
pè-lerin ne peut être sauvé à la fin en dehors de cette Église et l’obéissance aux
pontifes romains ». [25]

Pape St. Pie V, Bulle excommuniant la reine hérétique Elizabeth d’Angleterre, 25 fév.
1570 : « La souveraine juridiction de l’Église catholique, une, sainte et apostolique,
en dehors de laquelle il n’y a pas de salut, a été conférée par Lui [Jésus Christ], à
Qui est donné tout pouvoir au ciel et sur terre, le Roi qui règne en haut, à une seule
personne sur terre, à Pierre, prince des Apôtres… Si quelqu’un venait à contrevenir
à Notre décret, Nous le lions au même lien d’anathème ». [26]

Pape Léon XII, Ubi primum, 5 mai 1824 : « Il est impossible au Dieu véritable
— la Vérité même, le meilleur, le plus sage Dispensateur, et le Rémunérateur des
hommes bons — d’approuver toutes les sectes qui professent de faux enseignements souvent incompatibles et contradictoires entre eux, et de conférer à leurs membres des récompenses éternelles… par foi divine nous tenons un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême… C’est pourquoi nous professons qu’il n’y a
pas de salut en dehors de l’Église ». [27]

Pape Léon XII, Quod hoc ineunte, 24 mai 1824 : « Nous nous adressons à chacun
d’entre vous qui êtes encore séparés de la véritable Église et du chemin du
salut. Dans cette joie universelle, une chose manque : qu’appelés par l’inspiration
de l’Esprit Céleste et qu’ayant brisé tous les pièges décisifs, vous puissiez être
sincère-ment d’accord avec la Mère l’Église, où il n’y a pas de salut en dehors de ses
enseignements ». [28]

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 août 1832 : « L’Apôtre nous en avertit : “Il n’y a
qu’un Dieu, qu’une foi, qu’un baptême” (Éph. 4, 5) ; qu’ils tremblent donc ceux qui s’imaginent que toute religion conduit par une voie facile au port de la félicité ; qu’ils réfléchissent sérieusement sur le témoignage du Sauveur lui-même : “qu’ils sont contre le Christ dès lors qu’ils ne sont pas avec le Christ” (Luc 11, 23) ; qu’ils dissipent misérablement par là même qu’ils n’amassent point avec lui, et que par conséquent, “ils périront éternellement, sans aucun doute, s’ils ne gardent pas la foi catholique et s’ils ne la conservent entière et sans altération” (Credo Athanasien) ». [29]

Pape Grégoire XVI, 27 mai 1832 : « Enfin, certains de ces égarés tentent de se
persuader à eux-mêmes ainsi qu’à d’autres, que les hommes ne sont pas sauvés uniquement dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle ». [30]

Pape Pie IX, Ubi primum, 17 juin 1847 : « Car “il n’existe en effet qu’une seule
Église universelle incluant réguliers et séculiers, prélats et sujets, exempts et non
exempts, hors de laquelle personne n’est sauvé, et pour tous il n’existe qu’un seul Seigneur, une seule foi et un seul baptême” ». [31]

Pape Pie IX, Nostis et nobiscum, 8 déc. 1849 : « Il faut veiller spécialement à ce que
les fidèles eux-mêmes aient profondément gravé dans l’esprit le dogme de notre sainte religion sur la nécessité de la foi catholique pour obtenir le salut [Cette doctrine reçue du Christ et soulignée par les Pères et les Conciles est également contenue dans la formule de la profession de foi utilisée par les catholiques latins, grecs et orientaux] ». [32]

Pape Pie IX, Syllabus des Erreurs Modernes, 8 déc. 1864, n° 16 : « Les hommes
peuvent trouver le chemin du salut éternel et obtenir le salut éternel dans
n’importe quelle religion ». — Condamné [33]

Pape Léon XIII, Tametsi futura prospicientibus, 1er nov. 1900 : « … si pour l’homme
le Christ est la voie, l’Église l’est aussi… Par conséquent, tous ceux qui veulent
arriver au salut en dehors de l’Église se trompent de route et font de vains efforts ». [34]

Pape St Pie X, Jucunda sane, 12 mars 1904 : « En attendant, est-il de Notre devoir de rappeler à tous, grands et petits, comme autrefois le fit le saint Pontife Grégoire, la nécessité absolue où nous sommes de recourir à cette Église pour faire notre salut éternel ». [35]

Pape St Pie X, Editae saepe, 26 mai 1910 : « L’Église seule possède avec son magistère le pouvoir de gouverner et de sanctifier la société humaine. À travers ses ministres et serviteurs (chacun dans son poste et sa fonction), elle confère à l’humanité les moyens de salut appropriés et nécessaires ». [36]

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 jan. 1928 : « Seule… l’Église catholique est celle qui garde le vrai culte. Elle est la source de vérité, la demeure de la foi, le temple de Dieu ; qui n’y entre pas ou qui en sort, se prive de tout espoir de vie et de salut ». [37]

Voir Hors de l’Église Catholique il n’y a absolument pas de salut – Chapitre 4, Autres papes à propos de Hors de l’Église pas de salut

Une doctrine de la foi ou de la morale enseignée par le consentement unanime des Pères de l’Église fait partie du Magistère ordinaire. L’Église ne peut pas enseigner contre le consentement unanime des pères. Quand un pape enseigne que telle chose est le consentement unanime des pères, c’est le Magistère ordinaire et c’est infaillible. Par contre les fidèles ne peuvent pas savoir par eux-même qu’il y a consentement unanime des pères, car il faudrait tout connaître de tous les pères sans aucune exception, ce qui est quasiment impossible. Le consensus universel et constant (universali et constanti consensu) des théologiens n’est de foi (de fide) que s’il c’est un enseignement qui a d’abord été un enseignement unanime des Pères. L’Église catholique enseigne infailliblement que toutes les doctrines bibliques qui ont été tenues par le consensus unanime des Pères de l’Église sont vraies et lient donc tous les catholiques à y croire aussi. Le Concile de Trente définit infailliblement qu’un consensus unanime des pères peut faire une partie de la doctrine du Magistère ordinaire.

Pape Paul III, Concile de Trente, Session 4, 1546, ex-cathedra : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement [consensus] unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum], même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. Les contrevenants seront dénoncés par les Ordinaires et punis des peines prévues par le droit». (Décrétales 664)

Pape Pie IX, premier concile du Vatican, Session 2, 6 janvier 1870, ex cathedra : «Moi, Pie, évêque de l’Église catholique, je crois et professe d’une foi ferme … j’accepte l’Écriture sainte suivant le sens qu’a tenu et que tient notre sainte Mère l’Église, à qui il appartient de juger du véritable sens et de l’interprétation des Saintes Écritures et je n’accepterai ni n’interpréterai jamais l’Écriture que selon le consentement [consensus] unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum]». (Décrétales 802-803)

Seul le Magistère de Dieu est infaillible et Il fait bénéficier Son Église de Son Magistère par le charisme de vérité et de foi qu’il a donné à Pierre et ses successeurs.

Pape Pie IX, Tuas libenter, 21 déc. 1863 : « …ce que le magistère ordinaire de toute l’Eglise répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi ».

Pape Pie XI, Divini illius magistri, 31 déc. 1929 : « … Dieu lui-même a fait l’Église participante de son divin magistère et l’a mise, par privilège divin, à l’abri de l’erreur». (Latin : « … divini magisterii Ecclesiam fecit Deus ipse participem eamdemque divino eius beneficio falli nesciam»)

Pape Pie XI, Divini illius magistri, 31 déc. 1929 : «À ce magistère le Christ a conféré l’infaillibilité… » (Latin : « Huic magisterio Christus Dominus erroris immunitatem impertivit…»

Pape Grégoire XVI, Commissum divinitus, 17 mai 1835 : «… l’Église a, par son institution divine, le pouvoir du magistère pour enseigner et définir les questions de foi et de morale, et d’interpréter les Saintes Écritures sans le danger de l’erreur»

Pape Léon XIII, Caritatis studium, 25 juil. 1898 : « Le Magistère “ne pourrait en aucun cas s’engager dans un enseignement erroné».

Pape St. Pie X, Editae subsaepe, 26 mai 1910 : «… seul un miracle de cette divine puissance pourrait préserver l’Église… de la souillure dans la sainteté de Sa doctrine…»

Pape Pie XI, Quas primas, 11 déc. 1925 : «… la parfaite et perpétuelle immunité de l’Église de l’erreur et l’hérésie».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : «Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique».

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 août 1832 : «… c’est le comble de l’absurdité et de l’outrage envers elle [l’Église] de prétendre qu’une restauration et qu’une régénération lui sont devenues nécessaires pour assurer son existence et ses progrès, comme si l’on pouvait croire qu’elle aussi fût sujette, soit à la défaillance, soit à l’obscurcissement, soit à toute autre altération de ce genre».

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 jan. 1928 : «Car jamais au cours des siècles, l’Épouse mystique du Christ n’a été souillée, et elle ne pourra jamais l’être, au témoignage de saint Cyprien : “L’Épouse du Christ ne peut commettre un adultère : elle est intacte et pure. Elle ne connaît qu’une seule demeure ; par sa chaste pudeur, elle garde l’inviolabilité d’un seul foyer».

Pape Adrien IerConcile de Nicée II,  (787) : «… le Christ notre Dieu, lorsqu’Il prit pour son Épouse Sa sainte Église catholique, n’ayant aucune tâche ni ride, a promis qu’il la gardera et rassurait ses saints disciples en disant : Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation du monde».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Se. 9 ; 23 mars 1440 : «… l’Épouse du Christ est intacte et modeste, ne connaissant qu’une seule demeure, et elle garde la sainteté de leur lit conjugal avec une pudeur chaste».

Pape Saint Sirice, Directa ad decessorem, 10 fév. 385 : «Et pour cette raison il a voulu que la forme de l’Église dont il est l’Époux, brille de la splendeur de la chasteté, de manière qu’il puisse la trouver… “sans tache ni ride” (Éph. 5, 27) au jour du jugement, lorsqu’il viendra à nouveau».

Tout ce que dit un vrai pape n’est pas infaillible, un vrai pape est infaillible uniquement quand il enseigne d’autorité la foi et la morale qui doit être tenue par toute l’Église catholique ou universelle soit par le Magistère solennel soit par le Magistère ordinaire.

Le dogme doit être pris tel qu’il est dit et il clôt tout débat ou théologien faillible. Tout écrit faillible n’a aucun poids devant les définitions dogmatique et devant le Magistère de l’Église. Tout fidèle catholique doit plier devant le dogme révélé. Par exemple, saint Vincent de Lérins était dans l’hérésie matérielle (erreur de bonne foi pas hérétique) sur le semi-pélagianisme ¹ (avant définition dogmatique), saint Thomas d’Aquin était dans l’hérésie matérielle sur l’Immaculée-conception (avant définition dogmatique, voir Somme théologique de saint Thomas d’Aquin), saint Alphonse de Liguori était dans l’hérésie matérielle sur le baptême de désir (par erreur de bonne foi ou mauvaise compréhension du dogme du concile de Trente, sess. 6, ch. 4, voir : Pas de baptême de désir – Hérésie du baptême de désir).

¹ Le Pélagianisme est l’hérésie de Pélage qui dit que l’homme est considéré l’acteur de son propre salut. Le Semi-pélagianisme qui s’oppose au Pélagianisme, est l’hérésie qui dit que le salut est un don entièrement gratuit de Dieu, mais que le début de la foi est un acte de libre arbitre sans nécessité de la grâce divine et que c’est la progression de la foi qui est l’œuvre de la grâce divine. Mais la foi catholique enseigne que la grâce est la cause du début de la foi.

Hérésie semi pélagienne de faux magistère ordinaire

Hérésie de collégialité

L’hérésie de collégialité (qu’on pourrait appeler Collégialisme) est une hérésie Pélagienne, qui consiste à conférer au collège des évêques un rôle infaillible égal à celui du pape, et où la fonction des évêques (pas infaillibles) est également infaillible en collège avec le pape.

L’hérésie de collégialité des évêques nie indirectement la primauté du pape et directement l’infaillibilité papale. Cette hérésie se retrouve dans le Conciliarisme, le Gallicanisme, etc., et dans la secte vatican 2 aujourd’hui. Cette même hérésie de collégialité, mais en plus subtile, est fréquente chez les faux traditionalistes hérétiques sous forme d’hérésie semi-Pélagienne qu’on pourrait nommer semi-collégialisme, et où le collège des évêques serait seulement en partie infaillible avec le pape.

 

Cette hérésie du Collégialisme et semi-Collégialisme est le fondement de l’hérésie semi-pélagienne de faux magistère ordinaire des hérétiques traditionalistes actuels.

Hérésie semi-pélagienne de faux magistère ordinaire

Tout enseignement universel et constant dans l’Église a pour fondement le Magistère. Seul le Magistère est infaillible, pas les consentements unanimes des hommes : c’est cela l’hérésie subtile semi-pélagienne de faux magistère ordinaire. Cette hérésie inverse les rôles et confond une totalité humaine avec le Saint-Esprit. Qui est comme Dieu ?

C’est le Magistère ordinaire qui, par le Saint-Esprit, est le fondement infaillible du consentement unanime des pères : Le consentement unanime des pères fait partie du Magistère ordinaire et non l’inverse. Le consentement unanime des pères fait partie de l’enseignement universel et constant de l’Église.

Cette hérésie est à la base des hérésies actuelles des hérétiques faux traditionalistes qui servent le diable et tentent de poser une certaine égalité entre des enseignements faillibles de l’homme et ceux infaillibles de Dieu ou masquer des enseignements infaillibles par des faillibles (ou à tenter de faire carrément passer subtilement, tel le serpent, les enseignements infaillibles après les faillibles), quand tout ce qui est faillible n’a absolument aucun poids devant l’infaillible sur quoi repose la vraie foi.

 

Bien que les apostats, hérétiques et schismatiques paraissent connaître le Magistère de l’Église, ils interprètent les Écritures et le Magistère en dehors de l’Église : en dehors de la règle de l’Église, de la règle de la foi, de la Tradition de l’Église, et de la discipline universelle de l’Église (loi ecclésiastique appliquant la loi divine). Ils font cela parce qu’ils ne sont pas catholiques et ne comprennent donc pas la foi catholique. Tous interprètent les Écritures hors de l’Église (comme le font les protestants) et le Magistère de l’Église, en dehors de l’Église, en dehors de la règle de l’Église, de la règle de la foi, de la Tradition de l’Église, et de la discipline universelle. C’est une abomination car l’Église catholique est infailliblement conduite par le Saint-Esprit dans son Magistère.

Le pape est seul infaillible (dans les conditions de l’infaillibilité), pas les évêques.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : « Celui qui a établi Pierre comme fondement de l’Église a aussi “choisi douze de ses disciples auxquels Il a donné le nom d’Apôtres” (Luc 6, 13). De même que l’autorité de Pierre est nécessairement permanente et perpétuelle dans le Pontife romain, ainsi les évêques, en leur qualité de successeurs des Apôtres, sont les héritiers du pouvoir ordinaire des Apôtres, de telle sorte que l’ordre épiscopal fait nécessairement partie de la constitution intime de l’Église. Et quoique l’autorité des évêques ne soit ni pleine, ni universelle, ni souveraine, on ne doit pas cependant les regarder comme de simples vicaires des Pontifes romains, car ils possèdent une autorité qui leur est propre, et ils portent en toute vérité le nom de prélats ordinaires des peuples qu’ils gouvernent. … Mais le pouvoir du souverain pontife est suprême, universel et de plein droit ; celui des évêques en revanche est circonscrit par des limites précises et n’est pas de plein droit ».

Dire que l’infaillibilité dépend du corps entier des évêques est une hérésie semi-pélagienne d’un faux magistère où l’homme ou la nature prend la place de la grâce. Cette hérésie subtile qui nie le dogme de l’infaillibilité connue sous le nom d’hérésie du faux magistère ordinaire de Vacant (Le Magistère ordinaire de l’Église et ses organes, Vacant, Delhomme et Briguet, 1887) fut très répandue au 19ème siècle. On la retrouve chez Mgr F.-L.-M. Maupied (Le Syllabus et l’Encyclique Quanta Cura du 8 décembre 1864 : Commentaire théologique, canonique, historique, philosophique et politique, et réfutation des erreurs qu’il condamne), ainsi que chez Mgr Gaume (Catéchisme du Syllabus), Mgr Luigi Filippi, archevêque d’Aquila (Le Triomphe de l’Eglise au Concile du Vatican), dans les écrits de Mgr de Segur, etc.

Au 19ème siècle, beaucoup d’évêques adhéraient déjà à cette hérésie (et d’autres comme l’âme de l’Église sans le Corps, baptême de désir/sang, salut pour l’ignorant invincible, etc.). Cette hérésie du faux magistère ordinaire qui considère le Pape infaillible avec les Évêques ou pas sans les évêques ou les évêques infaillibles eux-mêmes, se retrouve aujourd’hui chez de nombreux hérétiques faux traditionalistes. Cette hérésie est un reliquat, en partie, de l’hérésie du conciliarisme (infaillibilité papale dépendante des conciles) dans le gallicanisme, etc.

Pape Pie IX, Concile Vatican I, 1870, Session 4, Chap. 4 : « … lorsque le pontife romain parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine en matière de foi ou de morale doit être tenue par toute l’Église, il jouit, en vertu de l’assistance divine qui lui a été promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que soit pourvue son Église lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi ou la morale ; par conséquent, ces définitions du pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église ».

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, 1870 : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

De qui dépend l’infaillibilité du Magistère ordinaire : De Dieu qui fait les vrais papes. Quand un pape dit ou écrit (ou un décret qu’il approuve) qu’un enseignement fait partie de  la Révélation ou est condamné comme contraire à la Révélation, cela doit être cru de foi divine et catholique, c’est-à-dire que le « Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée » :

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : « Toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ».

Pape Pie IX, Tuas libenter, 21 déc. 1863 : « …ce que le magistère ordinaire de toute l’Église répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi ».

Un évêque qui reprendrait un dogme ou une vérité révélée (Magistère infaillible) n’est pas infaillible, c’est le dogme ou la vérité de foi qui est infaillible conséquemment à une définition infaillible d’un pape (quand les conditions d’infaillibilité sont réunies) ou conséquemment à l’enseignement universel (tous) et constant (toujours) de l’Église, des papes, des pères d’abord et puis seulement ensuite des théologiens. Le travail de l’évêque est de garder le dépôt de la foi qui lui est infaillible ; l’évêque ne définit rien d’infaillible ou de révélé, seul l’évêque de Rome qui est le Pape a la primauté seul sur tous les évêques du monde et jouit seul de l’infaillibilité dans le Magistère extraordinaire et ordinaire.

L’Église enseigne infailliblement que seul le Pape peut définir le Magistère :

Concile de Vienne, II. Décrets [1], 1312 (Décrets 360) ex cathedra : «l’observation apostolique, à qui seule il appartient de déclarer de telles choses [vérités révélées]».

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 août 1832 : « Que tous s’en souviennent : le jugement sur la saine doctrine dont on doit nourrir le peuplele gouvernement et l’administration de l’Église entière appartiennent au Pontife romain, « à qui a été confié, par Notre-Seigneur Jésus-Christ », comme l’ont si clairement déclaré les Pères du concile de Florence,  » le plein pouvoir de paître, de régir et de gouverner l’Église universelle » (Conc. Flor. sess. XXV, in definit. apud Labb. tom XVIII, col. 528. edit. Venet.).

Pape Pie XI, Mortalium Animos, (01/06/1928) [Magistère] : « le magistère de l’Église– lequel, suivant le plan divin, a été établi ici-bas pour que les vérités révélées subsistent perpétuellement intactes et qu’elles soient transmises facilement et sûrement [Tradition] à la connaissance des hommes … cet usage extraordinaire du magistère n’introduit aucune nouveauté à la somme des vérités qui sont contenues, au moins implicitement, dans le dépôt de la Révélation confié par Dieu à l’Église ; mais ou bien il rend manifeste ce qui jusque là pouvait peut-être paraître obscur à plusieurs, ou bien il prescrit de regarder comme de foi ce que, auparavant, certains mettaient en discussion».

Pape Pie XII, Humani generis, n° 21, 12 août 1950 : «Ce dépôt de la foi dont notre divin Rédempteur a donné une interprétation authentique, non à chacun des fidèles, ni même aux théologiensmais seulement à l’autorité d’enseignement de l’Église [Magistère]».

En résumé, l’hérésie semi-pélagienne de faux magistère ordinaire dit que le faillible est infaillible.

 

Le Magistère est exempt d’erreur

Par Monastère de la Très Sainte Famille

Un partisan du groupe faux-traditionaliste de la Fraternité Saint-Pierre nous a récemment écrit. Ses réponses illustraient la triste réalité, à savoir que les adhérents obstinés de ces groupes rejettent Dieu et n’ont pas la vraie foi. Cette personne pense croire au dogme extra ecclesiam nulla salus tout en acceptant Vatican II (qui le nie) ; professant même que Jean-Paul II est un « saint. » Cet individu est dans une grande illusion.

La vidéo qui suit explique et prouve qu’en acceptant l’idolâtre notoire et promoteur du faux œcuménisme, Jean-Paul II, comme un « saint, » tout en ayant un certaine connaissance de sa vie, on adore de faux dieux et on nie le premier commandement :

Nous avons aussi trouvé intéressant que, dans les échanges, l’individu en question fait référence à l’hérétique notoire François en tant que « Bergoglio. » Il préfère se distancer de son antipape apostat lorsque cela lui est commode, bien qu’il professe que Bergoglio est dans l’Église du Christ, a la vraie foi, et est celui à qui les catholiques doivent se soumettre.

Sa mauvaise volonté était manifeste tout au long des échanges. Au milieu de ceux-ci, entre de nombreuses autres déclarations problématiques, il exprima une hérésie fréquente chez les faux-traditionalistes : que le Magistère de l’Église peut devenir corrompu ou peut officiellement enseigner l’erreur. Il écrit :

« … Dans mon analyse, l’Église doit à nouveau clarifier formellement et corriger des siècles d’erreur sur quatre points… Les erreurs au sein de ces quatre domaines, ont non seulement corrompu le magistère de l’Église, mais l’ensemble de l’ordre naturel du monde…

Andy »

Sa fausse position, à savoir que le Magistère peut devenir corrompu ou enseigner officiellement l’erreur, est bien entendu liée à sa reconnaissance de la secte Vatican II, fausse et corrompue. Puisqu’il n’accepte pas l’enseignement catholique sur l’infaillibilité du Magistère et l’Église libre de toute erreur, il trouve du confort avec un pseudo-magistère qui enseigne constamment l’hérésie, une fausse doctrine et conduit les gens en Enfer.

En réalité, le faux enseignement « magistériel » de la secte Vatican II sur des sujets telles que l’ecclésiologie et la liberté religieuse a duré plus de 50 ans. La secte Vatican II a mis en avant son faux enseignement à plusieurs reprises, et constamment, dans diverses sortes de documents officiels — allant des encycliques, aux documents « apostoliques, » jusqu’au « concile œcuménique. » Ceci est bien sûr impossible pour l’Église catholique et pour les vrais papes.

En effet, le temps écoulé après que le pseudo-magistère de la secte Vatican II ait promulgué son faux enseignement, est comparable au temps écoulé après que les papes aient condamné la liberté religieuse dans des encycliques papales au 19ème siècle.

Si, selon les faux-traditionalistes, les papes peuvent enseigner de fausses doctrines dans des encycliques durant plus de cinquante ans après le concile Vatican II, alors pourquoi l’enseignement contre la liberté religieuse, dans des encycliques pré-Vatican II de plus de cinquante ans environ, ne pourraient-ils pas aussi être faux ? Ceci est une autre illustration de la fausseté totale de leur position.

En fait, si la secte Vatican II publie un document officiel adressé à l’Église universelle à ce moment, il est probable qu’il ne contiendra pas seulement de manifestes erreurs, mais de nombreuses hérésies flagrantes (par exemple Amoris Laetitia et Evangelii Gaudium). C’est une caractéristique d’une secte hérétique, non de l’Église catholique.

Lorsque quelqu’un croit réellement et accepte l’enseignement de l’Église catholique, à savoir que le Magistère et l’Église sont exempts d’erreurs, cette personne reconnaîtra bien plus rapidement la vraie position : à savoir que la secte Vatican II n’est pas l’Église catholique, et les prétendants Vatican II à la papauté sont des antipapes. Ainsi, la compréhension de cet enseignement de l’Église est très important. Voici donc quelques citations qui énoncent l’enseignement de l’Église catholique au sujet du Magistère et de l’Église catholique, et du fait qu’ils soient exempts d’erreur. Les vrais catholiques y croient; les faux-traditionalistes, non.

Pape Pie XI, Divini illius magistri, 31 déc. 1929 : « … Dieu lui-même a fait l’Église participante de son divin magistère et l’a mise, par privilège divin, à l’abri de l’erreur ». [1]

LATIN : « … divini magisterii Ecclesiam fecit Deus ipse participem eamdemque divino eius beneficio falli nesciam ».

Pape Pie XI, Divini illius magistri, 31 déc. 1929 : « À ce magistère le Christ a conféré l’infaillibilité… » [2]

LATIN : « Huic magisterio Christus Dominus erroris immunitatem impertivit… »

Pape Grégoire XVI, Commissum divinitus, 17 mai 1835 : « … l’Église a, par son institution divine, le pouvoir du magistère pour enseigner et définir les questions de foi et de morale, et d’interpréter les Saintes Écritures sans le danger de l’erreur ». [3]

Pape Léon XIII, Caritatis studium, 25 juil. 1898 : « Le Magistère “ne pourrait en aucun cas s’engager dans un enseignement erroné”».

Pape St. Pie X, Editae subsaepe, 26 mai 1910 : « … seul un miracle de cette divine puissance pourrait préserver l’Église… de la souillure dans la sainteté de Sa doctrine… »

Pape Pie XI, Quas primas, 11 déc. 1925 : « … la parfaite et perpétuelle immunité de l’Église de l’erreur et l’hérésie ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : « Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique ». [4]

LATIN : « Idem semper Ecclesiae mos, idque sanctorum patrum consentiente iudicio: qui scilicet communionis catholicae expertem et ab Ecclesia extorrem habere consueverunt, quicumque a doctrina authentico magisterio proposita vel minimum discessisset ».

De plus, notez ici que l’Église est infaillible dans son « magistère authentique. » Le pape Léon XIII déclare que nier l’enseignement du « magistère authentique » revient à se séparer de l’Église. La position que le « magistère authentique » peut contenir des erreurs est fréquente chez les faux-traditionalistes.

Même de nombreux sédévacantistes, qui suivent les affirmations erronées de certains théologiens pré-Vatican II, ont adopté la terminologie inexacte, à savoir que le « magistère authentique » constitue l’enseignement du Pontife romain, et que cet enseignement peut errer. Comme nous le voyons ci-dessus, non, ceci n’est pas le cas.

Le magistère authentique est l’autorité de l’enseignement de l’Église qui oblige sous peine d’expulsion automatique de la société. Il est donc infaillible. Certains répondent que cette insistance sur les termes « magistère » et « magistère authentique » n’est qu’une question de sémantique, puisque tout le monde admet que tout ce qu’un Pontife romain dit ou enseigne n’est pas infaillible.

Non, ce n’est pas juste une question de sémantique. Bien qu’il soit vrai que pas tout ce qu’un Pontife romain dit ou enseigne n’est infaillible ou ne constitue un enseignement officiel du Magistère à proprement parler, il est très important de rester fidèle au language de l’Église. Lorsque l’on reste fidèle au language de l’Église, c’est-à-dire que le Magistère est exempt d’erreur, on va naturellement être conduit à la vérité et éviter de nombreuses erreurs.

Par exemple, si les partisans faux-traditionalistes de la secte Vatican II restaient fidèles au langage de l’Église sur le Magistère, à savoir que le Magistère est exempt d’erreur et que le magistère authentique est infaillible, il leur serait même extrêmement difficile d’articuler une défense de leur position. Imaginez seulement à quel point ils paraîtraient faibles et incohérents s’ils affirmaient qu’aucun des enseignements de la secte Vatican II sur la liberté religieuse, le faux-œcuménisme, etc. n’a jamais été promulgué par « le Magistère », bien qu’il ait été proposé à plusieurs reprises, document officiel après document officiel adressé à l’Église universelle, y compris Vatican II, encycliques, etc.

De plus, il existe de nombreuses citations des autorités mêmes de la secte Vatican II qui identifient leur propre enseignement novateur comme « magistériel ». Au lieu de faire face à cette situation inconfortable, les faux-traditionalistes décident souvent de contrevenir au langage de l’Église sur le Magistère, tout simplement ; faisant valoir que le Magistère peut enseigner l’erreur ou même se contredire.

À cet égard, on pense à la profession de foi publiée par le groupe hérétique et schismatique, FSSPX-MC, qui a déclaré avec audace que l’Église catholique et la secte Vatican II ont « deux Magistères opposés » – en d’autres termes, que le Magistère se contredit ! Ceci est bien sûr un non-sens hérétique et schismatique. Si les adeptes de ces groupes croyaient réellement, et restaient fidèles, au langage et enseignement de l’Église sur l’infaillibilité du magistère (comme illustré ci-dessus), ils abandonneraient rapidement leur fausse position spirituellement destructrice, et rejetteraient les pasteurs faux-traditionalistes les menant à l’hérésie.

Ces deux vidéos traitent également de cette question de l’infaillibilité du Magistère et la manière dont elle se rapporte à la réfutation de la position des faux-traditionalistes et d’autres dans la Contre-Église.

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 août 1832 : « … c’est le comble de l’absurdité et de l’outrage envers elle [l’Église] de prétendre qu’une restauration et qu’une régénération lui sont devenues nécessaires pour assurer son existence et ses progrès, comme si l’on pouvait croire qu’elle aussi fût sujette, soit à la défaillance, soit à l’obscurcissement, soit à toute autre altération de ce genre ». [5]

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 jan. 1928 : « Car jamais au cours des siècles, l’Épouse mystique du Christ n’a été souillée, et elle ne pourra jamais l’être, au témoignage de saint Cyprien : “L’Épouse du Christ ne peut commettre un adultère : elle est intacte et pure. Elle ne connaît qu’une seule demeure ; par sa chaste pudeur, elle garde l’inviolabilité d’un seul foyer». [6]

Pape Adrien IerConcile Nicée II,  787 : « … le Christ notre Dieu, lorsqu’Il prit pour son Épouse Sa sainte Église catholique, n’ayant aucune tâche ni ride, a promis qu’il la gardera et rassurait ses saints disciples en disant : Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation du monde». [10]

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Sess. 9, 23 mars 1440 : « … l’Épouse du Christ est intacte et modeste, ne connaissant qu’une seule demeure, et elle garde la sainteté de leur lit conjugal avec une pudeur chaste».

Pape St Sirice, Directa ad decessorem, 10 fév. 385 : « Et pour cette raison il a voulu que la forme de l’Église dont il est l’Époux, brille de la splendeur de la chasteté, de manière qu’il puisse la trouver… “sans tache ni ride” (Éph. 5, 27) au jour du jugement, lorsqu’il viendra à nouveau». [7]

Notes :

[1] Site Vatican, Pie XI, Encycliques, Divini illius magistri, 31 déc. 1929, ve. français, § 10.

http://w2.vatican.va/content/pius-xi/fr/encyclicals/documents/hf_p-xi_enc_31121929_divini-illius-magistri.html

[2] Site Vatican, Pie XI, Divini illius magistri, § 16.

[3] Internet, Papal Encyclicals Online, Pope Directory, Gregory XVI, Commissum Divinitus, uniq. anglais, n° 6.

http://www.papalencyclicals.net/Greg16/g16commi.htm

[4] Léon XIII, Lettres apostoliques de S.S. Léon XIII, encycliques, brefs, etc. (Éd.1893), Hachette livre / BnF, Paris, 1893-1904, T. 5, p.23.

[5] Grégoire XVI, Lettres apostoliques de Pie IX, Grégoire XVI, Pie VII, encycliques, brefs, etc. ( Éd.1898 ), Hachette livre, Paris, 1898, pp. 207, 209.

[6] Pie XI, Lettre encyclique Mortalium animos contre l’œcuménisme, Association Saint-Jérôme, Bruxelles, 1987, p.29.

[7] Heinrich Denzinger, The Sources of Catholic Dogma, B. Herder Book. Co., trentième éd., 1957, n° 185.

Tous hérétiques interprètent le Magistère et comprennent la règle de la foi de l’Église en dehors de l’Église

L’Église est la gardienne du dépôt de la foi. Les dogmes définissent la foi (et la morale). La vraie foi est la croyance ferme et obéissance absolue en tous les dogmes révélés par Dieu (ceux qu’on connaît déjà et ceux qu’on pourra connaître) et les autres vérités de foi enseignées par le Magistère (Autorité enseignante de l’Église) et les autres enseignements universels et constants transmis par la Tradition de l’Église. Un enseignement non défini par l’Église n’est universel et constant que quand il est fondé sur l’unanimité des Pères de l’Église.

Les dogmes sont immuables et doivent être pris selon leurs mots mêmes tels que l’Église les a défini une fois pour toutes : C’est cela le sel de l’intégrité de la doctrine de la foi. Le sel conserve et empêche de pourrir, désinfecte et cautérise, et pique la purulence.

Matthieu 5, 13 : «Le sel est bon. Mais si le sel [l’intégrité de la doctrine] perd sa vertu, avec quoi l’assaisonnera-t-on ? Il n’est plus propre ni pour la terre, ni pour le fumier, mais il sera jeté dehors. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende».

Les hérésies du Pélagianisme (faux rôle de l’homme par rapport à la grâce) et semi-pélagianisme (faux rôle de l’homme par rapport au début de la grâce) consistent à accorder un rôle à l’homme qu’il n’a pas dans la grâce : C’est cette hérésie à la base des hérésies actuelles des hérétiques faux traditionalistes qui servent le diable en mettant à égalité des enseignements faillibles de l’homme et ceux infaillibles de Dieu, ou de masquer des enseignements infaillibles par des faillibles, ou de carrément faire passer subtilement les enseignements infaillibles après les faillibles. Tout ce qui est faillible n’a absolument aucun poids devant l’infaillible sur quoi repose la vraie foi.

Bien que les apostats, hérétiques et schismatiques paraissent connaître le Magistère de l’Église, ils interprètent les Écritures et le Magistère en dehors de l’Église : en dehors de la règle de l’Église, de la règle de la foi, de la Tradition de l’Église, et de la discipline universelle de l’Eglise (loi ecclésiastique appliquant la loi divine). Ils font cela parce qu’ils ne sont pas catholiques et ne comprennent donc pas la foi catholique. Tous interprètent les Écritures hors de l’Église (comme le font les protestants) et le Magistère de l’Église, en dehors de l’Église, en dehors de la règle de l’Église, de la règle de la foi, de la Tradition de l’Église, et de la discipline universelle. C’est une abomination car l’Église catholique est infailliblement conduite par le Saint-Esprit dans son Magistère.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « l’hérésie professe un dogme corrompu ».

Saint Polycarpe de Smyrne, père apostolique, Lettre aux Philippiens, VII, 1 : « celui qui détourne les dits du Seigneur selon ses propres désirs, et qui nie la résurrection et le jugement, est le premier-né de Satan ».

La discipline universelle de l’Église applique la loi divine par l’Église, dans l’Église, pour l’Église

Pape Pie IX, Quanta Cura, 8 déc. 1864 ex cathedra : «Nous ne pouvons passer sous silence l’audace de ceux qui, ne supportant pas la saine doctrine, prétendent que : « Quant à ces jugements et à ces décrets du Siège Apostolique dont l’objet regarde manifestement le bien général de l’Église, ses droits et sa discipline, on peut, du moment qu’ils ne touchent pas aux dogmes relatifs à la foi et aux mœurs, leur refuser l’assentiment et l’obéissance, sans péché et sans cesser en rien de professer le catholicisme». À quel point cela est contraire au dogme catholique sur le plein pouvoir, divinement conféré par le Christ Notre Seigneur lui-même au Pontife Romain, de paître, de régir et de gouverner l’Église universelle, il n’est personne qui ne le voie et qui ne le comprenne clairement et distinctement. […] Il s’agit en effet, vénérables frères et bien-aimés fils, d’accorder ou de refuser obéissance au siège apostolique ; il s’agit de reconnaître sa suprême autorité même sur vos églises, et non seulement quant à la Foi, mais encore quant à la discipline : celui qui la [Foi] nie est hérétique ; celui qui la [discipline] reconnaît et qui refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d’anathème».

Comme on peut le voir dans Quanta Cura ci-dessus, nier la discipline universelle de l’Église catholique rend non-catholique :

  • 1° c’est un dogme que tout catholique est tenu d’obéir en plus du dogme aussi à la discipline universelle de l’Église ;
  • 2° penser qu’un catholique peut cesser d’obéir à la discipline universelle de l’Église tout en professant la foi catholique est contraire au dogme.

La discipline universelle de l’Église est l’application de la loi divine par la loi ecclésiastique. La loi divine est immuable, la loi ecclésiastique peut changer, mais la discipline universelle de l’Église est inviolable et contraint tous les catholiques sous peine de péché dans certains cas et dans d’autres cas d’excommunication automatique (certains théologiens disent que la discipline universelle est pourvue de l’infaillibilité).

Les apostats, hérétiques et schismatiques interprètent non seulement l’Écriture en dehors de la Tradition de l’Église, mais ils interprètent aussi le Magistère en dehors de la Tradition de l’Église. «celui qui la [discipline de l’Église] reconnaît et qui refuse opiniâtrement [obstinément] de lui obéir est digne d’anathème».

Il n’est pas anathème (maudit ou damné), il en est digne, c’est-à-dire qu’il mérite d’être damné pour cela, et que sans la grâce d’une conversion radicale, il le sera. Cela dépendra de ses dispositions et de l’économie du salut que Dieu veut appliquer pour lui.

Tout catholique doit obéir à la discipline universelle de l’Église qui applique la loi divine par la loi ecclésiastique. En dehors de la foi catholique, la règle de l’Église (règle de la foi divine, Magistère, Tradition et discipline universelle) demeure interprétée selon les passions de chacun qui en prend ce qu’il veut.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes [religion de l’homme] plutôt qu’à Dieu ».

Voir aussi : L’unité de l’Église est fondée par Dieu sur l’unité de la foi